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Comment protéger les océans depuis Montréal

juillet 5, 2021 / Par cecilia

Temps de lecture : 6 min

Protect what you love”  Voilà en quelques mots la campagne de sensibilisation à la protection des océans. L’accroche a été entendue à de nombreuses reprises lors de la récente semaine de l’océan qui s’est tenue du 1er au 8 juin. Cette campagne est célébrée dans le monde entier car il est important de changer les habitudes, les mentalités et donc la façon dont nous interagissons avec l’océan. Pour l’occasion, l’organisation locale Organisation Bleue a proposé une programmation complète avec des ateliers, des conférences et un Clean up parmi d’autres activités.

Il existe une alternative à l’optimisme naïf ou simplement au fatalisme et cela implique de s’impliquer en consommant de manière durable et même en s’engageant dans la communauté. De nombreux ambassadeurs de marque et entreprises soutiennent l’initiative et YETI est l’une des marques qui s’engage dans les deux sens pour avoir un impact positif. Après tout, nous avons besoin de l’océan, mais l’océan a besoin de nous.

     

Crédit photo: François Haché // Athlète: Chloé Mocombe

L’océan est là pour nous

50 % de l’air que nous respirons provient de l’océan. Ce chiffre devrait nous aider à prendre conscience de l’immense importance de garder notre eau propre, qu’il s’agisse de l’océan, d’un lac ou d’une rivière. L’océan mondial couvre environ 70% de la surface du globe et est rempli de phytoplanctons et de toutes sortes d’algues qui agissent comme les poumons de la planète. Les scientifiques comprennent que nous avons besoin de l’océan pour respirer, mais ils ne comprennent pas l’impact énorme et les nombreuses relations que l’océan entretient avec le reste de l’environnement. Nous ne savons pas exactement comment la pollution affecte la biodiversité de la planète, mais nous pouvons imaginer qu’elle a un impact plutôt négatif. Les biologistes américains estiment le nombre d’espèces vivantes présentes dans l’océan à environ mille milliards (plantes, micro-organismes et bactéries compris). Parmi ces espèces, il y a les 3000 bélugas qui se nourrissent et se reproduisent dans le fleuve St-Laurent. Ils sont très vulnérables et nous devons vraiment garder leur habitat sain. Savez-vous qui d’autre se baigne fréquemment dans ce fleuve ? Nous le savons. Il y a une communauté de surfeurs fluviaux en bonne santé, les planches de SUP sont partout, les kayakistes et les amateurs de canoë sont nombreux. Pour tous ces gens et pour tous ceux qui aiment se baigner dans les lacs, les rivières et l’océan, nous devons nous réveiller avant qu’il ne soit trop tard.

Notre impact sur l’océan

Notre but n’est pas de déclencher l’éco-anxiété ici et nous réalisons que vous faites probablement partie de la solution si vous prenez le temps de lire sur le sujet mais permettez-nous de quantifier la gravité de la situation avant d’aller plus loin. Au Canada, 9% du plastique est recyclé, 4% est incinéré et 86% va à la décharge (2019). Selon une étude incluant 200 pays, les Canadiens figurent parmi les plus gros producteurs de déchets du monde et devancent même les résidents des États-Unis et de la Chine. La Plastic Foundation a révélé en 2017 qu’un million de bouteilles en plastique sont vendues chaque minute dans le monde et que 93 % d’entre elles ne sont pas recyclées. La même source a estimé que nous serions à 583,3 milliards de bouteilles en plastique produites par an en 2021. Les pronostics indiquent également que la production de plastique pourrait avoir augmenté de 41% en 2030 si nous gardons la même cadence. Ne pensez pas que les Montréalais sont moins responsables de cela car malgré notre distance à l’océan, 80% du plastique que nous trouvons dans l’océan provient des rivières qui transportent le plastique dans les océans.

Crédit photo: François Haché

Un pour tous, tous pour l’océan

Par un beau samedi du 5 juin dernier, lors de la semaine de l’océan, nous avons rejoint les ambassadeurs d’Organisation Bleue, Yeti, Guru, KSF, Montréal, Taiga et les plongeurs d’Apneacity, ainsi que 70 volontaires sur un total de 166, sur l’une des cinq Clean up pour enlever plus de 260 kilos de déchets sur une surface de 200 000 mètres carrés. La majorité des déchets étaient des bouteilles et des bouchons en plastique, des emballages en plastique, des masques de procédure, du matériel de pêche, des mégots de cigarettes et même un tristement célèbre cône orange. Si vous ne possédez pas de bouteille d’eau réutilisable, nous espérons que la lecture de cet article soulignera l’impact positif que ce simple objet peut avoir sur l’environnement.

Chaque jour nous consommons et chaque jour nous pouvons faire la différence

La fondatrice d’Organisation Bleue, Anne-Marie Asselin, a récemment déclaré dans une interview : « Même si vous habitez à Montréal ou encore plus loin du fleuve St-Laurent, cette voie d’eau est au centre même de notre territoire et tout y aboutit. Lorsqu’un débris de plastique touche l’eau, il y reste, s’accumule et se dirige vers l’océan.» Il se peut que des Clean up ne soient pas organisées près de chez vous et que vous ne puissiez pas y participer, mais vous pouvez tout de même avoir un impact important en consommant de manière durable et en soutenant les organisations à but non lucratif qui font ce genre de travail et qui ont toujours besoin du soutien et des dons de chacun d’entre nous. Vous pouvez également choisir des entreprises qui contribuent à des Clean up. Il ne s’agit pas d’un simple plug, nous sommes réellement fiers de collaborer avec une marque comme YETI qui produit des équipements qui durent toute une vie à une époque où l’obsolescence programmée est le modèle commercial habituel. Chaque action et chaque dollar que vous dépensez peut avoir un impact sur l’océan.
 
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Le mot de la fin

Cette campagne de sensibilisation est la plus positive et la plus fédératrice à laquelle on puisse participer car nous sommes tous d’accord sur l’importance de préserver notre océan. La réponse au Clean up a été immense et le désir des gens de faire des changements dans leur vie quotidienne est impressionnant. Malgré les chiffres écrasants que l’on nous assène sur la quantité de plastique dans l’océan, il est possible d’être optimiste lorsque l’on regarde la mobilisation pour changer de trajectoire. Pour l’océan, continuons à agir de manière responsable chaque jour et à partager notre amour pour l’océan car nous protégeons ce que nous aimons.